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Maj 27/01/10
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Pêche au Népal
Préambule
Nous avions promis, nous avons tenu; et tel Tartarin de Tarascon, nous étions là, non pas pour chasser le lion mais la grosse bête, de celle qui nage. Nos cannes en bandoulière, la casquette vissée sur le front dans un quasi garde à vous devant celui qui nous avait amenés là, nous descendions quotidiennement sur les rives du lac Begnas pour rejoindre notre embarcation. Nous restâmes environ une semaine au bord de ce lac dans l’espoir toujours renouvelé de pêcher un Mahseer, cyprinidae mythique et omnivore. Il n’en fut rien, mais involontairement nos rencontres illustrèrent les nombreuses façons de pêcher l’anguille. À la demande de Sig, les voilà décrites sans que je ne puisse m’empêcher d’y apporter notre regard particulier.
Le lac de Begnas
Cette histoire avait débuté 2 ans auparavant, lorsque, à la suite d’une visite à Katmandou, mi-sérieux, mi-blagueurs, nous avions fait la promesse à Sig de revenir pour lui donner toutes les raisons de se livrer à un de ses passe-temps favoris : la pêche. Cela nous permettait aussi de passer quelques jours avec la meute comme il l’appelle, composée des cinq enfants élevés par Sig et Danzee, le sixième et propre fils du couple, Sonam ayant rejoint la France pour études quelques jours auparavant. Nous avions pris seulement un billet d’avion et Sig se chargeait de l’organisation locale. Sitôt arrivés à l’aéroport et les formalités d’obtention des visas passées, nous embarquâmes sur la Maruti. Ah ! la Maruti (majuscule de majesté), mi-voiture, mi-chameau de bât, elle mériterait un chapitre entier. Sig avait décidé de nous conduire au bord du lac Begnas, lac situé sur la droite, 10 km avant Pokhara. 200km séparaient notre point de départ du point d’arrivée, soit moins de deux heures sur nos autoroutes, quasiment sept heures au Népal. Cela n’est pas le PIB, mais donne à sa mesure l’écart entre les deux mondes. Après moult trous, bosses, cahots, nuages quasi opaques de gaz d’échappement, nous avons accosté au pied de la digue du lac où, malgré les services rendus, fut abandonnée la pauvre Maruti pour les 8 jours suivants. Notre fine équipe, 2 femmes, 3 hommes gravit péniblement les marches du promontoire rocheux, Danzee retrouvant ses réflexes de coolie – porteuse de charges après avoir négocié pour tout le monde 2 chambres dans un lodge superbement placé sur une hauteur avec vue imprenable sur le lac pour un prix défiant toute concurrence : 200 roupies la chambre par nuit soit environ 60 centimes d’euros par personne. Ce n’est pas le PIB mais… Vous commencez à connaître la chanson. Il est vrai que nous avions mis beaucoup du nôtre puisque royalement nous acceptions d’avoir les toilettes et la douche sur le palier. Ce doit être l’explication de la différence de prix avec le Négresco. Le lac de Begnas est un lac d’une belle eau verte dont le verrou naturel qui permit sa création a été rehaussé pour former une digue. En aval de cette digue : une pisciculture soutenue fortement par les Japonais et plus loin le petit village. Le lac est très découpé avec des pentes sauvages et boisées plongeant de manière abrupte dans ses eaux chaudes. Il est soi-disant possible d’en faire le tour à pied, ce que nous n’avons pas fait. Quelques habitations tapies dans son inextricable végétation le cernent de tous bords. Trahies par leur lumière le soir, elles sont éparpillées sur les crêtes. Beaucoup plus sauvage que celui de Pokhara, il est fréquenté quasi exclusivement par les autochtones.
La pêche au népalais
C’était notre premier jour. Munis de deux lancers, avec des leurres neufs brillants de mille feux, semblables à autant de feux d’artifices, nous ne pouvions imaginer qu’un pauvre poisson népalais pu résister. C’était le monde de la technologie occidentale, de la révolution industrielle contre dame nature, les premiers ne pouvant que gagner. Ce viatique en tête, nous décidâmes de faire nos premières armes le long de la berge. Elles furent rapidement couronnées de succès au-delà de nos espérances puisque mon ami et moi, nous pêchâmes dans une synchronie quasi parfaite un filet. Oui un filet, un grand et lourd filet qui, insidieusement, avait été posé parallèlement à la digue à une dizaine de mètres de celle-ci. Dame nature n’avait pas voulu du rendez-vous. Notre rencontre se transformait en rencontre technologie occidentale contre technologie népalaise, avec pour une fois et cela n’est pas si fréquent, une victoire népalaise. Première leçon d’humilité. La deuxième intervint quand un baigneur très gentiment se proposa d’aller décrocher nos lignes. Je vécus alors un grand et long moment de solitude pendant lequel un grand dadais d’occidental, tout de propre encore vêtu, tirait sur une petite canne à pêche qui ployait pour maintenir à la surface le leurre accroché au filet et au bout duquel s’ébattait un népalais. N’aurait été la vue discrète du filet, on aurait pu croire que je l’avais pêché. Il nous libéra. Tout honteux, nous remîmes au lendemain notre quête piscicole.
La pêche au filet
Nous avions loué un bateau en même temps que la chambre. Les bateaux de Begnas, tous sur le même modèle, sont parfaitement symétriques avec proues et poupes effilées semblables à des navettes de machine à tisser. Pas de moteur si ce n’est humain, à savoir un pagayeur assis sur la pointe de son choix et une pagaie maniée alternativement d’un côté ou de l’autre selon la direction souhaitée. Sig déjà expert nous servit de maître pour un savoir-faire acquis en quelques traversées de lac. Il était évident pour nous : ce ne pouvait être qu’un travail d’homme. Grossière erreur : sur le lac de Begnas, ce sont les femmes qui manient la pagaie et posent les filets, marque d’émancipation féminine me direz vous ? Pas du tout car participant aux plus rudes tâches y compris dans le bâtiment, la femme népalaise n’est rien. Ce n’est pas le PIB mais… Sig doit raconter Elles sont de l’ethnie Majhi, l’ethnie des pêcheurs et pêcheuses... Pour revenir à nos bateaux, chaque jour dès quinze heures, un essaim d’embarcations s’éparpillait sur le lac. Chargée ras la gueule de filets soigneusement disposés, chacune rejoignait la zone de pêche probablement réfléchie et pas toujours identique. Quel que soit le jour, la plus forte densité se situait près du débordoir. On en déduisit que c’était là que devait résider la plus forte densité de poissons. Peut être à cause de l’existence d’un courant ou d’une température de l’eau différente. Quoiqu’il en soit arrivée au point de départ souhaité, la pécheresse puisque ce ne sont que des pécheresses (et dieu sait qu’elles étaient nombreuses) s ‘accroupissait à l’une des extrémités du bateau près de sa montagne de filets. Saisissant la pagaie au plus près de la palette, elle imprimait alors à celle-ci d’un côté du bateau et sans effort apparent, un geste de godille qui avait pour conséquence de faire reculer doucement le bateau. De l’autre côté du bateau et de l’autre main, d’un geste circulaire et mesuré allant du bateau vers le large, pareil au semeur, elle déployait son filet, engin de prédation sans faille. Ces innombrables filets, aux mailles de toutes tailles, aux longueurs démesurées, ne peuvent à terme que conduire à l’épuisement des ressources recherchées. Ce point est d’autant plus vrai que la moindre anse était quasiment tricotée, un filet à l’envers, un filet à l’endroit pour établir un écheveau tellement entrecroisé que n’importe quel alevin désireux de voir le monde au delà de l’anse ne pouvait que se prendre dans les rets. Même au milieu du lac, nous vîmes des filets se croiser. Certains d’entre eux restaient à la surface, portés par de petits flotteurs sombres qui, la pénombre arrivant, apparaissaient comme des pointillés sur le lac par la lune éclairés. D’autres probablement lestés s’enfonçaient dans l’eau verte avec comme repères des bouteilles en plastique à chacune des extrémités et de temps en temps un bouchon de polystyrène relié par un cordage au filet. Le matin, sur place dès l ‘aurore, vers 5h du matin à l’époque où nous
nous trouvions, le petit manège recommençait mais cette fois-ci pour relever les filets. Et jour après jour, il en fut ainsi.
La bouse et le millet
Après notre première déconvenue, la seconde épreuve fut les appâts. Que fallait-il utiliser ? Pour notre première rencontre avec le lac, nous nous étions pourvus de pâte constituée de farine mélangée à l’eau et de limnées géantes attrapées sur notre chemin. Les premiers ne se maintenaient que trop peu de temps dans l’eau, les seconds ne semblaient pas avoir les faveurs des habitants du lac. Parlons en, pour l’instant nous n’avions vu que des spécimens achetés par notre logeuse mais rien qui nous certifia leur présence dans ce lac magnifique de Begnas. C’est ainsi que perdus dans nos réflexions, deux adolescents surgirent des bois avec à la main, deux morceaux de fins bambous d’environ cinquante centimètres pourvus de 2 anneaux dont l’un à l’extrémité. Ils s’installèrent à la limite des nénuphars qui occupaient le fond de l’anse. Puisant dans un sac une matière brunâtre, ils en confectionnaient alors des boules au sein duquel était emprisonné le leurre accroché à leur hameçon. Danzee apprit ce que contenait leur sac : de la bouse de vache mélangée à du millet. Cette cuisine spéciale était d’une efficacité étonnante car sitôt jetée, je voyais émerger de dessous les nénuphars de nombreuses ombres ondoyantes qui se jetaient avec voracité sur la boule qui se désagrégeait. La boule jetée entraînait le fil de pêche qui au travers des anneaux pouvait aisément coulisser le long des cannes et anneaux rudimentaires. Quarante centimètres en amont de leur hameçon, ils avaient attaché un flotteur fait d’une petite chip de polystyrène. Ils prirent ainsi un tilapia et, ce que chez moi nous appelions un cabot ou chevesne. Lorsque ces poissons furent pris, ils leur passèrent une liane dans les ouies et les remirent à l’eau. C’est ainsi qu’à leur pied comme un chien attaché devant un magasin, s’ébattait, vivante, leur pêche.
La chambre à air de camion
Debout sur la berge, fasciné par mes petits voisins qui, à coup de bouse de vache et de millet, garnissaient leurs filets, je ne l’ai pas vu arriver. Un bruit sur le côté me fit tourner la tête pour tomber sur un enfant mouillé, en slip de bain sombre avec, en travers du corps, une chambre de pneu de camion gonflée. Il tenait à la main une brochette d’anguilles, de celles appelées « Stone eel ». Ces anguilles ont un corps tacheté, une gueule pointue se terminant par un bec. L’enfant me sourit, passa, et s’en alla rejoindre le fond de l’anse. Puis se mettant à l’eau, assis dans son radeau improvisé formé par la bouée, il sortit d’un sac, passé inaperçu, des morceaux de polystyrène qu’il posait délicatement et régulièrement sur l’eau pour former des S qui balayaient de long en large l’anse où nous pêchions. Intrigué par son manège, je l’observais. Ces petits morceaux de polystyrène d’un blanc sale à force d’avoir vécu étaient autant de flotteurs pour un morceau de fil d’environ vingt à trente centimètres à l’extrémité duquel se trouvait un hameçon qu’il pourvoyait consciencieusement et systématiquement avec ce que j’imaginais être un appât. Sa nature nous fut révélée lorsque ma femme eut un échange avec cet elfe, digne de figurer dans un documentaire de TV5, section ethnographie ou encore de jouer le rôle de Moogly selon Kipling. Une fois ses lignes posées, il revenait sur le bord, sortait tel un magicien une épuisette de son sac fourre-tout et se mettait à fourrager dans les plantes aquatiques qui s’étendaient le long des berges. Comme ma femme intriguait elle aussi ne cessant de prendre des photos, le petit homme s’approcha et tout doucement et gentiment lui montra le fruit de son activité. Accélérant le cycle de l’échelle alimentaire, il pêchait des crevettes qui, à leur tour, finiraient leur vie à la pointe de ces hameçons comme friandises exposées à l’envie du poisson qui voudrait. Ma femme me raconta ce que je n’avais pas observé. Après la pêche aux crevettes, Moogly choisissait soigneusement de petits cailloux comme plomb pour le lest de ses lignes. Une fois de plus, notre technologie était battue à plate couture. Quoi qu’il en soit, nous avions résolu l’énigme des appâts, nous progressions dans nos connaissances halieutiques. La difficulté tenait au fait de se procurer des crevettes.
La pêche à l’occidentale
N’ayant pas d’elfe sous la main, sans crevette, nous décidâmes de chercher des vers de terre. La chasse fut rapidement fructueuse derrière le lodge. Quelle différence existe-t-il entre un vers français et un ver népalais. Pour la forme, la longueur et la consistance : aucune, pour la vigueur c’est tout autre chose. Le ver népalais se compare à un ressort que vous avez remonté capable de sauter hors de la boite. Notre première campagne fut solitaire, nous partîmes avec JPG sur le bateau pour s’ancrer en bordure d’une anse où nous étions seuls au monde, pratiquement en face de notre lodge. Premier lancer, première touche, franche, la ligne fut tirée, une bête se débattait fortement. Il fallu que JPG l’attira près du bord pour que nous nous rendîmes compte que c’était une anguille. Extrêmement vigoureuse, elle choisit ce moment pour se détacher. Lançant juste derrière, nouvelle touche, franche. La canne à nouveau en U, c’était encore une anguille qui cette fois fut ramenée à bord. Ce fut ensuite un petit tilapia. Puis plus rien si ce n’étaient de nombreuses branches accrochées en l’air, dans l’eau, pratiquement tout y passa. La seconde campagne fut collective et particulièrement bien préparée avec thermos, vers à gogo et petits gâteaux. Nous partîmes au lever du jour pour poser notre vaisseau sur une prairie, toujours en face du lodge. Après avoir déposé le reste de l’équipage et du matériel, nous retrouvâmes notre petite anse qui s’avéra stérile ce jour là. De guerre lasse, nous rejoignîmes le corps de l’expédition. Celui-ci avait eu plus de chance et quelques anguilles s’étaient faits prendre, toujours au ver. Nous essayâmes alors toutes les techniques, lignes avec bouchon, ligne de fond, bas de ligne plus ou moins important, de près, de loin, du bateau. Miracle de la technologie, la seule technique efficace fut juste de mettre ma femme à l’extrémité d’une canne. Cela changea du tout au tout. Bien que ce fut nous qui montions les lignes, accrochions les vers, lancions ce fut elle qui avait les touches et l’une après l’autre, plusieurs anguilles vinrent compter fleurette à mon épouse qui sans état d’âme et fort amusée les déposait sur le gazon. La seule différence peut être était dans le bouchon, dont on m’avait fait cadeau dans une brocante. Là où les nôtres éclairaient quasiment le lac de leur couleur vermillon, il était seulement bicolore : blanc dessous, vert dessus. C’était l’explication selon ma femme. Je vous laisse juge sinon une autre explication vous sera proposée à la fin de ce récit. Pour compléter le descriptif, sa ligne était composée de quelques plombs d’un bas de ligne de 50 à 60 centimètres et toujours d’un ver. Campagne après campagne, la pêche fut cependant maigre pour finir par une anguille plus grosse que nature qui rompit le film après avoir mordu à la canne de qui ? de ma femme !
Je ne peux pas passer à la suite sans dire quelques mots sur la pêche au lancer. Nous avions des cuillères et des Rapalas qui à défaut de poissons virent l’eau. Comme je l’ai précédemment indiqué, confiant dans la technologie occidentale et dans l’information en direct du web, nous avions acheté des rapalas quasiment pour le thon tellement ils étaient gros. S’ils ne furent guère efficaces à part quelques filets à nouveau et en pleine eau, ils nous donnèrent au moins l’impression par leur taille d’avoir attrapé quelque chose lorsque nous les ramenions. Après quelques renseignements, la cuillère semble à proscrire quelle que soit la période et pour le Rapala, veuillez me croire soyez modestes, seulement des petits de quelques centimètres.
Le coup du parapluie
Devant nos faibles succès, nous décidâmes d’aller au village. La visite fut brève car hormis quelques échoppes et une place rugissantes de bus bondés, il n’y a rien de spécifique à raconter. C’est à notre retour et sans que cela fut prévu que nous reprîmes notre série documentaire sur les techniques népalaises de pêche à l’anguille. En effet, sur le chemin, au bord du ruisseau formé par le déversoir du lac, nous rencontrâmes deux femmes qui tenaient un parapluie, rien d’extraordinaire jusque là sauf que celui-ci était ouvert et renversé, la pointe vers le sol comme lorsque Mary Poppins dansait. Toujours curieux, nous nous approchâmes. Ces dames aux formes arrondies, habillées en sari multicolore tenaient à la ceinture un petit panier de forme particulière. Plus haut que large, une partie inférieure renflée, un gros col avec un bouchon de tissu, le panier était en osier et contenait le fruit de leurs efforts : des anguilles évidemment: encore des pécheresses. Par mimiques interposées, elles nous expliquèrent alors comment elles procédaient. Tout d’abord elles agitèrent sous notre nez ce que nous avions pris pour une pelote de laine accrochée à un bâton. Il n’en était rien, c’était une boule énorme de vers de terre qui avaient été patiemment empalés sur un fil de laine de telle sorte qu’ils formaient une véritable pelote de chair. Notre brave interlocutrice percevant notre incompréhension décida de passer à l’action pour illustrer par ces gestes ce que notre pauvre intelligence de gens des villes ne pouvait immédiatement comprendre. Elle s’assit au plus près de la rivière, la main gauche tenant le parapluie ouvert à l’envers et, avec son bras droit, trempa par sa canne interposée sa pelote dans l’eau parmi les herbes de la rive. On aurait dit une reine, Poséidon n’aurait pas fait mieux. Cela suffit ; nous comprîmes que lorsque l’anguille mordait, notre pécheresse extrayait de l’eau la bête tout occupée à son festin et ramenait le tout rapidement au-dessus de son parapluie. Le temps que l’anguille comprenne et lâche sa proie, elle tombait dans la cuvette formée par le parapluie ouvert, le tour était joué. Cette technique n’est pas sans rappeler la pêche à la grenouille dans le marais vendéen qui se pratique elle aussi sans hameçon et où le malheureux batracien trompé par un bout de laine rouge juste attaché à un fil est hissé non pas au-dessus d’un parapluie inversé mais d’un sac de jute cerclé. On peut en déduire que le temps de réaction d’une anguille doit être équivalent à celui d’un batracien ou que la dextérité de la femme népalaise équivaut bien à celle du pêcheur des marais vendéen. Pour ce qui est des mérites comparés du parapluie ou du sac de jute, je vous laisse juge. Si vous voulez un jour paraître savant apprenez que cette pêche où on accroche un ver avec un fil de laine s’appelle la vermée. C’est un vieil paysan vendéen cher à nos cœurs qui nous l’a dit. Ce n’est pas du patois, c’est dans le dictionnaire, du vieux français sûrement.
Ici s’arrête notre série documentaire sur la pêche à l’anguille au Népal. Je dois cependant ajouter que, durant notre campagne de pêche, comme vous l’aviez compris, c’est ma femme qui eut le plus de succès. Ceci m’oblige à conclure : que ce soit en Occident ou au Népal, c’est la femme qui a toujours pêché.
L C / A GC / JP G - Septembre 2009 |
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