Laharé

 

après le séisme

L'école

Le village

Le village de Laharé - district de Dolakha - Solu

 

Situé à 130 km à l’est de Katmandou sur la route de Jiri, on rejoint après 10-11 h de bus puis 1 h de marche, ce petit village de montagne perché sur d’étroites terrasses à 2100 m d’altitude. Pas de route directe donc, l’électricité est arrivée en 2012.

Charikot, le chef lieu du district de Dolakha est à quelques heures à pied ou en bus, dans ce cas, il faut descendre à Malukhola : 1500m de dénivelé.

Plus proche, le bourg de Melung où se tient un marché important, la poste, le téléphone. La banque a été plastiquée par les maos il y a quelques années. C’est là aussi que venaient les enfants pour poursuivre leur scolarité en classes 6 à 8. Ils devaient marcher 1h30. Ou se loger sur place. Autant dire que nombre d'entre eux ne poursuivaient pas longtemps leurs études.

La communauté villageoise, majoritairement Tamang, ne vit pas dans un village aggloméré. Une centaine de maisons disséminées dans les collines, font face au Gaurisankar.  

Ce sont des paysans qui cultivent la pomme de terre, le maïs, l’orge, le millet. Ils troquent ou vendent le surplus – lorsqu’il y en a. Ils vivent avec bien peu de moyens.  

Le village de Laharé est le village de notre guide et ami Krishna Bahadur Tamang. Dés 1995, Krishna et sa famille nous ont accueillis à chacun de nos voyages.

Nous nous sommes attachés à ces terres, à ces paysages grandioses et surtout à cette grande fratrie. Des moments intenses, nous en avons vécus !

Ainsi peu à peu, avec nos moyens, à 4 ou 5 amis, nous avons apporté quelques aides.

L’ampleur des besoins nous a incités à structurer les actions. L’association est née pour cela.

Le programme pour le village est axé sur le développement de l’école. L’adduction d’eau est un deuxième thème. D'autres sujets sont en cours ou en étude.

 

L’école de Laharé

 

Depuis quelques années, l’école du village de Laharé a changée. C’est à partir de décembre 2003 et suite à la demande d’aide des responsables, instituteurs et parents d’élèves que l’association a participé à son développement.

Cette école primaire a été construite en 1979 par les villageois eux-mêmes, sur un vaste terrain qu’ils ont donné.  

Aux 5 salles d’origine, minuscules et vétustes, s’ajoute la classe construite au printemps 2004 grâce aux 150 € apportés en décembre de l’année 2003. Ces fonds ont servi à l’achat des matériaux. Les villageois ont réalisé les travaux, fourni la main d’œuvre.

 

En 2005, les villageois se mobilisent à nouveau et font construire un long corps de bâtiment qui abrite 4 classes supplémentaires pour accueillir des élèves en section secondaire. Ils amènent aussi l'eau. Une fontaine coule dans la "cour de récréation". (cf article adduction d’eau)

La classe 6 a ouvert début 2006. Auparavant les jeunes enfants se rendaient au village de Melung. Ils devaient marcher environ 1 h 30 matin et soir pour aller dans cette école. Beaucoup ne faisaient pas ce chemin…

Notre soutien pour cette lourde réalisation s’est matérialisé par le dépôt d’une caution financière auprès du ministère de l’éducation. (environ 1200€)

En 2007, l’association a donné 2000 € pour la construction d’un nouveau bâtiment. Elle abrite les classes 7 à 10. Des sanitaires ont été ouverts.

 

Lors de l'ouverture de la "route" en 2010, qui n'est qu'une piste où la mousson s'acharne a creuser des ornières, les villageois ont payé avec leurs deniers, l'aplanissement du terrain en contrebas des salles de classe.

 

En 2012, avec le soutien de l'association Comminges Sans Frontière qui nous alloue une dotation, nous participons à la construction d'un bâtiment supplémentaire.

 

Aujourd'hui, l'école Juke de Laharé est un bel ensemble qui permet d'accueillir quelques 300 élèves (jusqu'à l'équivalent de notre classe de 2nde). 450 m2 de bâtiments ont été construits. Le gouvernement a renforcé le nombre d'enseignants.

 

L’association a apporté en 8 ans, environ 23 000€ pour aider au développement de cette école.
Elle finance depuis 2004, trois enseignants (anglais, sciences, mathématiques) et plus récemment, depuis 2010, une assistante maternelle qui s'occupe des touts petits .

Le salaire mensuel d'un instituteur est d’environ 75 €.

Le versement des fonds se fait à la banque de Charikot et la gestion est effectuée sur place, par un comité local.

 

Réseau d'eau

 

La mousson de juin à septembre succède à une très longue saison sèche. L’eau fait défaut à cette période et il était fréquent de voir les femmes et les enfants débuter leur journée de labeur en allant remplir des jerricans aux fontaines. Souvent cette tâche exigeait un long trajet, les points d’eau étaient éloignés les uns des autres et parfois défectueux.

 

A partir de 2000, le réseau vétuste et vraisemblablement infecté a été remplacé sur 1 km par des tuyaux enterrés. 3 citernes de 500 litres ont été installées. Les villageois ont effectué les achats de matériaux, organisé le transport depuis Katmandou, assuré le portage (1500m de dénivelé pour accéder au hameau depuis la route) et réalisé les travaux de mise en place. L'aide financière apportée par deux personnes avant la création de l'association a été consacrée à l'achat des fournitures.

Depuis, pour améliorer et élargir le réseau de distribution d'eau, l’association a laissé aux villageois de l’argent afin d’acheter et installer une 4ème citerne et des tuyaux qui fournissent ainsi à plus de soixante dix familles un débit d’eau plus régulier dans des points rapprochés.

La dernière réalisation d’extension a été faite en 2005 pour alimenter l’école du village. Pour cela plusieurs maisons situées en amont ont fractionné leur réseau pour faire des dérivations qui alimentent ce point d’eau.

C’est un comité de villageois qui gère le réseau d’eau, décide des travaux et planifie la distribution. Il est notre interlocuteur sur place. L'entretien du réseau est assumé par les villageois.

 

Construction de sanitaires

 

Depuis 2005 et grâce à la gestion du réseau d'eau, l'association finance l'achat de matériaux pour construire des sanitaires. Un bloc desservira deux voire trois maisons, il comporte une douche et des toilettes. Chaque année de nouveaux sanitaires sont financés. Actuellement, environ 11 blocs sont en service, de nouveaux travaux seront effectués pour améliorer le confort et l'hygiène de vie des habitants.

 

Association villageoise

 

Des villageois de Laharé se sont regroupés en association pour créer une mini-banque. Du pot commun qu’ils alimentent chaque mois avec 100 roupies par famille, ils peuvent au besoin demander un prêt. Ce fonds sert également à l’achat de biens pour la communauté. Nous avons fait une aide pour l’acquisition d’une batterie de cuisine utilisée lors des fêtes et cérémonies traditionnelles.  

 

 

2004
2006
2007
2010
2012