Nos actions
L’école de Laharé 
Depuis quelques années, l’école du village de Laharé a changée. C’est à partir de décembre 2003 et suite à la demande d’aide des responsables, instituteurs et parents d’élèves que l’association a participé à son développement. 
Cette école primaire a été construite en 1979 par les villageois eux-mêmes, sur un vaste terrain qu’ils ont donné.  
Aux 5 salles d’origine, minuscules et vétustes, s’ajoute la classe construite au printemps 2004 grâce aux 150 € apportés en décembre de l’année 2003. Ces fonds ont servi à l’achat des matériaux. Les villageois ont réalisé les travaux, fourni la main d’œuvre. 
 
En 2005, les villageois se mobilisent à nouveau et font construire un long corps de bâtiment qui abrite 4 classes supplémentaires pour accueillir des élèves en section secondaire. Ils amènent aussi l'eau. Une fontaine coule dans la "cour de récréation". (cf article adduction d’eau) 
La classe 6 a ouvert début 2006. Auparavant les jeunes enfants se rendaient au village de Melung. Ils devaient marcher environ 1 h 30 matin et soir pour aller dans cette école. Beaucoup ne faisaient pas ce chemin… 
Notre soutien pour cette lourde réalisation s’est matérialisé par le dépôt d’une caution financière auprès du ministère de l’éducation. (environ 1200€) 

En 2007, l’association a donné 2000 € pour la construction d’un nouveau bâtiment. Elle abrite les classes 7 à 10. Des sanitaires ont été ouverts. 
 
Lors de l'ouverture de la "route" en 2010, qui n'est qu'une piste où la mousson s'acharne a creuser des ornières, les villageois ont payé avec leurs deniers, l'aplanissement du terrain en contrebas des salles de classe. 
 
En 2012, avec le soutien de l'association Comminges Sans Frontière qui nous alloue une dotation, nous participons à la construction d'un bâtiment supplémentaire. 

Le terrible séisme d'avril 2015, rase plusieurs classes. Par bonheur, il n'y avait pas école ce jour là.
Pendant plusieurs mois, l'enseignement a été fait sous des bâtiments provisoires construits de bambous.
L'ACFN a contribué à ces aménagements.
 
Aujourd'hui, l'école Juke de Laharé est un bel ensemble qui permet d'accueillir quelques 300 élèves (jusqu'à l'équivalent de notre classe de 2nde). De très grands bâtiments en dur ont été construits par le gouvernement en 2018/2019. Le nombre d'enseignants rémunérés par l'Etat est plus important. 
 
L’association a apporté en 10 ans, environ 32 000€ pour aider au développement de cette école.  

Elle finance depuis 2004, trois enseignants (anglais, sciences, mathématiques) et plus récemment, depuis 2010, une assistante maternelle qui s'occupe des touts petits . 
Le salaire mensuel d'un instituteur est d’environ 75 €. 
Le versement des fonds se fait à la banque de Charikot et la gestion est effectuée sur place, par un comité local. 
Réseau d'eau
La mousson de juin à septembre succède à une très longue saison sèche. L’eau fait défaut à cette période et il était fréquent de voir les femmes et les enfants débuter leur journée de labeur en allant remplir des jerricans aux fontaines. Souvent cette tâche exigeait un long trajet, les points d’eau étaient éloignés les uns des autres et parfois défectueux. 
 
A partir de 2000, le réseau vétuste et vraisemblablement infecté a été remplacé sur 1 km par des tuyaux enterrés. 3 citernes de 500 litres ont été installées. Les villageois ont effectué les achats de matériaux, organisé le transport depuis Katmandou, assuré le portage (1500m de dénivelé pour accéder au hameau depuis la route) et réalisé les travaux de mise en place. L'aide financière apportée par deux personnes avant la création de l'association a été consacrée à l'achat des fournitures. 
Depuis, pour améliorer et élargir le réseau de distribution d'eau, l’association a laissé aux villageois de l’argent afin d’acheter et installer une 4ème citerne et des tuyaux qui fournissent ainsi à plus de soixante dix familles un débit d’eau plus régulier dans des points rapprochés. 
La nouvelle extension a été faite en 2005 pour alimenter l’école du village. Pour cela plusieurs maisons situées en amont ont fractionné leur réseau pour faire des dérivations qui alimentent ce point d’eau.
Puis survient le séisme de 2015 qui endommage fortement les tuyaux, les cuves ont bougé. L'ACFN fournit des fonds pour acheter de nouveaux matériaux et les villageois se mettent à l'ouvrage pour réparer et moderniser le système d'adduction d'eau.
C’est un comité de villageois qui gère le réseau, il décide des travaux et planifie la distribution. Il est notre interlocuteur sur place. L'entretien du réseau est assumé par les villageois. 

Construction de sanitaires
Depuis 2005 et grâce à la gestion du réseau d'eau, l'association a financé l'achat de matériaux pour construire des sanitaires.
Un bloc desservait deux voire trois maisons avec une douche et des toilettes pour améliorer le confort et l'hygiène de vie des habitants.
Après le tremblement de terre et la réfection de l'adduction d'eau, des moyens financiers sont donnés par l'ACFN pour construire 1 point d'eau pour chacune des maisons du hameau.
Aujourd'hui plus d'une vingtaine de maisons sont directement fournies en eau.

Notons aussi qu'après de très nombreuses années, les cablages électriques sont enfin installés par le Gouvernement et le District et qu'enfin l'électricité alimente en 2014, quelques ampoules dans chaque foyer. Et la télé !!! 

Le foyer rural de Laharé 
Des villageois de Laharé se sont regroupés en association pour créer une mini-banque. Du pot commun qu’ils alimentent chaque mois avec 100 roupies par famille, ils peuvent au besoin demander un prêt.

Ce fonds sert également à l’achat de biens pour la communauté. Nous avons fait une aide pour l’acquisition d’une batterie de cuisine utilisée lors des fêtes et cérémonies traditionnelles. 
En 2019, nous découvrons un petit bâtiment qui permet d'abriter les réunions et rencontres festives des villageois. 
Le foyer rural de Kalché 
Les familles de Kalché vivent d'élevage et de cultures. Les serres donnent des revenus pour la vente des légumes.
En 2019, l'association Kokopelli nous a offert des graines de semences fertiles. Souvent, les variétés paysannes traditionnelles ont été remplacées par des variétés hybrides. L'achat de semences est un gros budget pour les agriculteurs, c'est problématique.

En cours un projet communautaire de ferme de chèvres. 
Moment de la sieste lors de notre visite à la crèche en 2018
Crèche de Golfutar de 2001 à 2019
Le fonctionnement de la crèche de Golfutar a été une action majeure du programme de l’association.  
En activité dés 2001,
elle a facilité la vie de plusieurs familles népalaises. 
 
Elle se situait à Golfutar, bourgade en pleine expansion démographique dans la banlieue nord de Katmandou. 
Le maire de cette commune avait autorisé l'association à construire 2 pièces dans un petit bâtiment municipal, un lieu qui servira de crèche. En 2000, coût de l’aménagement : 2290 €. 
A l’initiative du projet et toujours avec le concours d'Henri Sigayret et de sa femme Danzee qui résident dans ce village, la crèche est devenue un lieu de vie important. 

Dés novembre 2001, elle a accueilli gratuitement chaque jour une vingtaine d'enfants. Leurs mères, souvent seules et très pauvres peuvaient ainsi travailler plus aisément sans se soucier de leurs petits. 

Deux villageoises, les deux « nounous », dont le fonctionnement est pris en charge par l’association s'occupaient de ces gamins de de moins de 4 ans. 
 
Elles préparaient
un repas chaud chaque jour pour tout le monde. Coût annuel moyen : fonctionnement et nourriture environ 1500 €

Danzee gèrait donc sur place les fonds mis à disposition par l’association. Outre les frais de fonctionnement de la crèche, elle achète du riz et autres denrées alimentaires pour subvenir aux besoins urgents des habitants nécessiteux de Golfutar.
Pendant plusieurs mois nous avons tenté de négocier pour conserver cette halte-garderie.
 
En avril 2019, la mairie de Golfutar récupère le bâtiment et nous demande de quitter les lieux.


C'est avec beaucoup de tristesse que nous sommes contraints d'abondonner ce programme.

Ecole de Bhadabari
Voici ce que nous écrivaient en 2006, les membres du Comité de gestion de l'école de Bhadabari 
"Nous croyons que «l'éducation est le troisième œil des personnes ". Chaque enfant a le droit d'être éduqué, et en effet nous devrions offrir une éducation à tous les enfants . Malheureusement il y a beaucoup de villages reculés du Népal où les enfants n'ont pas la chance d'avoir une éducation suffisante . Tel est le cas du village de Bhadabari Syaule - 9. Ici, il y a eu une seule école secondaire depuis trente ans. Pour accéder à un niveau d'enseignement plus élevé, les enfants doivent marcher une heure et demi sur les chemins difficiles. A Chautara , il y a une école secondaire. Par conséquent, nous proposons que l'école secondaire soit construite en Syaule - 9 , Bhadabari .

Chautara, siège du district, est à 85 km au nord de Katmandou, et Bhadebari est 3,5 km plus à l'ouest de Chautara. Ce VDC est l'un des 79 comités de développement villageois dans Sindhupalchok. L'altitude de ce village est de 1600 mètres. 
 
L'école primaire de Syaule - 9, Bhadabari a été ouverte en 1976.
 
Depuis l'année 2006, l'Association Culturelle Franco-Népalaise apporte un soutien financier annuel au comité local de l'école Shree Rakatakalika. 
Ce dossier nous a été fourni et est toujours suivi par notre ami Deepak Nepal. 
La pauvreté de cette petite école de village est affligeante. Notre soutien pérenne, bien que modique, encourage les villageois dans leur recherche constante de fonds et contribue à mobiliser aussi des aides gouvernementales. 
Nous avons ainsi financé la construction d'une fontaine et de toilettes. Nous avons oeuvré aux côtés d'autres bienfaiteurs étrangers pour agrandir les bâtiments anciens et vétustes. 

En 2012, grâce au soutien de l'association Comminges Sans Frontière, nous avons pu acheter 3 ordinateurs et 25 costumes d'écoliers.
En 2013, nous avons donné un millier d'euros pour l'amélioration des bâtiments et financé de nouveau l'achat de 25 costumes. 
Nous cofinançons en 2014, avec une autre association, la construction d'un mur d'enceinte autour de l'école. Perchée sur une terrasse étroite, le terrain vague qui sert de cour de récréation plonge à pic dans le vide. Un enfant a perdu la vie à cet endroit
Puis survient le terrible tremblement de terre de 2015.
Chautara se situe dans la zone de l'épicentre. Le village compte de nombreux morts.
L'école est ravagée. Tous les efforts des villageois et de l'association sont détruits.
Immédiatement nous mettons en place, une distribution de repaschauds quotidiens pour la centaine d'enfants et les instituteurs.
Le Gouvernement népalais avec des associations humanitaires internationles a mis suite à cet épisode dramatique, de gros moyens pour reconstruire les infrastructures et l'école.

Nous avons cependant perdu le contact avec les villageois et l'association ACFN n'intervient plus dans ce village depuis 2017.
Association
Culturelle
Franco-
Népalaise
de Toulouse   -
himal31.com   -
asso@himal31.com